HISTOIRE du PREMIER MAI
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lundi 27 avril 2009
Pourquoi manifeste- t- on le premier mai ? Pourquoi l’appelle- t- on « fête du travail » ? D’où vient cette date ? Que cherche- t- on à nous faire oublier en nous faisant promener ? Ce petit texte explique l’origine historique du Premier Mai.
(Disponible au format 4 pages, voir la rubrique Brochures, ou en téléchargement)
L’obtention des 8 heures par jour était au centre des revendications pour lesquelles les travailleurs des États- Unis étaient décidés d’aller jusqu’à la grève générale pour faire pression sur le patronat et le gouvernement. Le 1er mai fut déclaré jour international de solidarité de classe et de revendication pour les 8 heures par les Knights of Labour [1]. Au cours du printemps 1886, les ouvriers de tous les secteurs ont focalisé leurs actions sur cet objectif et ont parfois obtenu gain de cause dans ce domaine.
Devant la détermination des ouvriers et l’expansion du mouvement syndical, le patronat et le gouvernement décidèrent d’adopter des mesures de répression plus expéditives. La fameuse affaire de Haymarket à Chicago, événement dramatique et marquant pour le mouvement ouvrier international, a inauguré une ère nouvelle de répression et de résistance.
1er mai 1886 ; succès maximal de la mobilisation. En dépit des avertissements haineux et des prédictions alarmistes de la presse bourgeoise, aucune émeute n’éclata, aucune atteinte à la propriété n’eut lieu et la manifestation pacifique des travailleurs ne se transforma nullement en révolution. Par ce beau samedi ensoleillé, les fabriques, les usines, les entrepôts furent désertés. Dans leurs plus beaux vêtements, les ouvriers de Chicago, accompagnés par leur famille, défilèrent par milliers dans les rues, sous les yeux sidérés de la police, de l’armée et des gardes privés prêts à intervenir au moindre trouble. La manifestation de solidarité se déroula sans encombre et s’acheva sur les bords du lac Michigan, où les principaux orateurs, parmi lesquels Albert Parsons et August Spies, prirent la parole devant la foule. Dans la seule ville de Chicago, 80 000 ouvriers participèrent à la manifestation et, dans tout le pays, le 1er mai eut le même retentissement et fut suivi avec le même enthousiasme.
Le lundi suivant, 3 mai, le mouvement de grève continua et beaucoup d’ouvriers se joignirent aux grévistes du 1er mai, paralysant ainsi l’économie de la ville de Chicago. La violence des forces de l’ordre, contenue durant la journée du samedi, allait éclater devant les grilles d’une usine de machines et outils agricoles, la McCormick Harvester Works (aujourd’hui International Harvester Corporation). Ripostant à la journée de grève du 1er mai par un lock- out massif, le patronat de cette usine avait remplacé ses employés par 300 briseurs de grève. A la sortie, ceux- ci furent pris à parti par les grévistes. Brusquement, la police chargea l’arme au poing. Les grévistes tentèrent alors de se disperser, mais les policiers, sans doute déçus et exaspérés par le caractère pacifique des manifestants du 1er mai, tirèrent sur la foule, abattant six hommes alors qu’ils s’enfuyaient. Les organisateurs de la journée du 1er mai virent dans ce massacre un fait honteux et inacceptable qu’il fallait dénoncer publiquement. Une manifestation fut décidée pour la soirée du lendemain sur la place de Haymarket, non loin d’un des commissariats de police de Chicago. Cette soirée de protestation contre les brutalités policières se déroula sans heurt, les orateurs se succédant devant une foule calme. Vers la fin de la manifestation, alors que les principaux orateurs avaient déjà quitté la place, 180 policiers, la matraque à la main, firent irruption parmi les manifestants, les enjoignant de se retirer immédiatement, ce à quoi Sam Fielden, un des organisateurs, eut le temps de répliquer que la foule était paisible. Une bombe explosa alors au milieu des policiers et ce fut la panique. Les policiers, dont un fut tué et sept blessés, firent feu et la foule se rua dans toutes les directions pour échapper à la fusillade.
Du côté des manifestants, le bilan fut également lourd, un mort et de très nombreux blessés. On ne retrouva jamais le lanceur de bombe, peut- être un provocateur. Cependant, les autorités ne prêtèrent aucun crédit à cette version des faits. La situation, à leurs yeux, ne comportait aucune énigme, les responsables étaient connus : les anarchistes. Non contents d’inspirer les mouvements de grève des jours précédents et de semer le trouble en incitant les ouvriers à manifester sur la place de Haymarket, ils s’attaquaient directement aux forces de l’ordre. Les autorités de vaient donc réagir vite et frapper à la tête du mouvement pour endiguer une révolte qui mettait tout le système en péril.
Les représentants du mouvement ouvrier de Chicago, Albert Parsons, August Spies, Michael Schwab, George Engel, Adolph Fischer, Samuel Fielden et Louis Lingg furent arrêtés, jugés et condamnés à être pendus, sans aucune preuve de leur culpabilité. Parsons, Spies, Fischer, Engel furent exécutés, Fielden et Schwab réclamèrent la clémence et virent leur condamnation commuée en peine d’emprisonnement à vie. Quant à Lingg, dont la mort reste un mystère qui n’a toujours pas été éclairci, il se serait suicidé dans sa cellule. Le procès des martyrs de Chicago a inauguré le règne de la terreur pour le mouvement ouvrier dans tout les Etats- Unis. Le 1er mai 1886 ainsi que les événements dramatiques qui ont secoué le mouvement ou vrier américain sont à l’origine de la célébration de la Fête du Travail, jour chômé et réservé aux manifestations des travailleurs. Comme, plus tard, le cas de Sacco et Vanzetti et l’affaire Rosenberg, le procès des martyrs de Chicago reste un exemple de la justice à la solde des possédants dans l’Amé- rique capitaliste. Les dernières paroles d’August Spies, à ce propos, sont prophétiques :
« Il viendra un temps où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui »
Les débuts du premier mai en France
Paris connut le premier mai 1890 son premier « premier mai ». Une tradition allait naître, mais, pendant longtemps encore, sa célébration va se faire contre les forces de répression et 1er mai va signifier affrontements, brutalités et sanctions de tous ordres. En 1901, le syndicaliste Pouget propose dans son journal Le Père Peinard : « Fixons nous une date et proclamons qu’à partir du jour que nous aurons choisi pour rien au monde nous ne consentirons à faire plus de huit heures ! ».
Il faudra attendre le 8ème congrès de la CGT, qui se tient à Bourges en septembre 1904, pour que l’idée soit reprise et la date fixée : ce sera le 1er mai 1906 ! Pour préparer cette journée, la CGT entame la première grande campagne de propagande de son histoire : affiches, tracts, papillons, brochures, création de comités d’action pour les 8 heures, articles dans le journal confédéral d’alors, La Voix du Peuple. On y développe toute une argumentation autour de l’idée des 8 heures : moyen pour combattre le chômage, éliminer fatigue et surmenage, supprimer les maladies professionnelles, développer les bibliothèques, élever le niveau culturel des travailleurs, etc.
C’est dans ce climat qu’arrive le 1er mai 1906, qui va être marqué par de violents affrontements avec les forces de police. Dès le matin, Paris est mis en état de siège : soldats et policiers en armes à chaque carrefour, forte concentration de policiers à cheval aux abords de la Bourse du travail, place de la République. La caserne proche a même été aménagée en « prison » temporaire...
Les divers syndicats ont convoqué leurs adhérents en plusieurs points de la capitale. Un meeting est prévu à la Bourse, mais comme tout le monde ne peut y pénétrer, c’est une manifestation de rue que la police s’efforce de disperser : il y a des charges brutales, des arrestations par centaines. A l’heure du bilan, le soir, on comptera même deux morts. Et il faudra attendre 23 heures pour que les rues de Paris retrouvent leur aspect habituel. Mais les violences continueront pendant plusieurs jours en- core. Les patrons licencieront plus de deux mille travailleurs coupables d’avoir quitté leur travail le 1er mai !
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HISTOIRE DU PREMIER MAI
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HISTÓRIA DO PRIMEIRO DE MAIO
seg. 27 abr. 2009
manifesto
Porque é que o primeiro de maio? Porque é aí chamado "Dia do Trabalho"? Por que? O que é que nos fazem esquecer que estamos em pé? Este pequeno texto explica as origens históricas do Dia 1º de Maio.
(Disponível no formato da página 4, veja a brochura ou fazer o download)
A reivindicação de 8 horas por dia foi o centro das reivindicações dos trabalhadores dos Estados Unidos que estavam decididos a ir até a greve geral para pressionar sobre os empregadores e governo. 1 mai foi declarado Dia Internacional da Solidariedade classe e pedido de 8 horas pela Cavaleiros do Trabalho [1]. Durante a Primavera de 1886, os trabalhadores de todos os sectores têm focado seus esforços para este objectivo e por vezes são bem sucedidas neste campo.
Ante a determinação dos trabalhadores e da expansão do movimento sindical, os empregadores e o Governo decidiram adotar medidas de repressão mais expedita. Os infames eventos de Chicago, na Praça Haymarket, dramático e significativo evento para o movimento sindical internacional, inaugurou uma nova era de repressão e de resistência.
1. De maio de 1886; máximo sucesso da mobilização. Apesar dos avisos de ódio e previsões alarmistas da imprensa burguesa, sem tumultos eclodiram, qualquer propriedade infracção ocorreu e da manifestação pacífica de trabalhadores não se transformou em revolução. Por este belo sábado ensolarado, moinhos, fábricas, armazéns foram abandonados. Nas suas melhores roupas, os trabalhadores de Chicago, acompanhados pelas suas famílias, milhares parados pelas ruas da cidade em frente do chocou policiais, militares e guardas privados prontos para intervir, a menor dificuldade. A demonstração de solidariedade foi sem intercorrências e terminou às margens do Lago Michigan, onde os principais intervenientes, incluindo Albert Parsons e agosto Spies, tomou a palavra na frente da multidão. Na cidade de Chicago, 80 000 trabalhadores participaram do evento e, em todo o país, em 1 de Maio tinha o mesmo impacto e foi seguido com o mesmo entusiasmo.
A segunda-feira, 3 de Maio, a greve continuou, e muitos trabalhadores aderiram à greve a partir de 1 de maio de paralisando a economia da cidade de Chicago. Violência execução contida durante o dia de sábado, estava indo para estourar os portões antes de uma fábrica de máquinas agrícolas e ferramentas, o McCormick Harvester Works (agora a International Harvester Corporation). Respondendo greve dia 1 de Maio com um maciço de lock-out, a gestão da fábrica tinha substituído seus 300 empregados por strikebreakers. Ao sair, eles foram levados pelos grevistas. De repente, a polícia cobrado a arma na mão. Os grevistas, em seguida, tentou dispersar, a polícia, sem dúvida desiludidos e frustrados com os manifestantes pacíficos de 1 mai, dispararam contra a multidão, puxando para baixo seis homens como eles fugiram. Os organizadores do 1de Maio viram o massacre um acto vergonhoso e inaceitável que deve denunciar publicamente. Um evento foi decidida na noite do dia seguinte, o local em Haymarket, perto de uma estação de polícia em Chicago. Naquela noite, em protesto contra a brutalidade policial decorreu sem sobressaltos, palestrantes suceda calma antes de uma multidão. Para o final do evento, enquanto os principais oradores já haviam deixado o local, 180 policiais, bastão mãos, explodindo entre os manifestantes, obrigando-os a retirar de imediato, o que Fielden sábado, um dos organizadores teve o tempo necessário para replicar que a multidão era pacífica. Uma bomba explodiu quando a polícia no meio e foi pânico. A polícia, um foi morto e sete feridos, foram incêndio e da multidão na rua todas as direções para escapar do tiroteio.
O lado dos manifestantes, o estoque também foi pesado, um morto e vários feridos. Nós nunca encontraram a bomba atirador, talvez um provocador. No entanto, as autoridades não deram crédito esta versão dos acontecimentos. A situação, os seus olhos, não tinha mistério, os funcionários eram conhecidos anarquistas. Não contente de inspirar as greves dos dias anteriores e causar problemas, incentivando os trabalhadores mostram-se na Haymarket, eles atacaram directamente à polícia. As autoridades, por isso, teve de reagir rapidamente e atingiu a liderança para travar uma revolta que colocou todo o sistema em risco.
Os representantes do movimento sindical, em Chicago, Albert Parsons, August Spies, Michael Schwab, George Engel, Adolph Fischer, Samuel Fielden e Louis Lingg foram presos, julgados e condenados a ser enforcados, sem qualquer prova da sua culpabilidade. Parsons, Spies, Fischer, Engel foram executados, Schwab e Fielden exigiu clemência e viu sua pena comutada para prisão perpétua. Como Lingg, cuja morte permanece um mistério que ainda não foi esclarecido, ele cometeu suicídio em sua cela. O julgamento dos mártires de Chicago inaugurado o reinado de terror para o movimento sindical em todo os Estados Unidos. Em 1 de Maio de 1886 e os dramáticos acontecimentos que abalaram o movimento americano ou fevereiro são a origem da comemoração do Dia do Trabalho, férias e eventos reservados para os empregados. Como, mais tarde, o caso de Sacco e Vanzetti e da Rosenberg caso, o julgamento dos mártires de Chicago continua a ser um exemplo do equilíbrio de justiça que têm na América capitalista. As últimas palavras de agosto Spies, neste contexto, é profético:
"Há de chegar um momento em que o nosso silêncio será mais poderoso que as vozes que estrangulam hoje"
O início do primeiro de maio na França
Paris experimentou o primeiro em maio 1890 o seu primeiro "Primeiro de Maio". A tradição nasceu, mas por um longo período de tempo, a comemoração terá lugar contra as forças de repressão e de 1 mai significará combates, assédio moral e das sanções de todos os tipos. Em 1901, o sindicato Pouget Em seu diário Perré Peinard: "Deixe-nos uma data e nós proclamamos que o dia que escolhemos para o mundo que não admitem mais de oito horas! ".
Não foi até o 8 º Congresso da CGT, que é realizada em Bourges, em Setembro de 1904 que a ideia foi tirada ea data: será o 1. De maio de 1906! Para preparar este dia, a CGT iniciou a primeira grande propaganda da campanha da sua história: cartazes, panfletos, borboletas, brochuras, a criação de comités de acção 8 horas, artigos no jornal Confederal então, La Voix du Peuple . Desenvolve-se um argumento em torno da idéia de 8 horas, e meios para combater o desemprego, eliminar a fadiga e excesso de trabalho, eliminar as doenças, o desenvolvimento das bibliotecas, elevar o nível cultural dos trabalhadores, etc.
Neste clima se chegou em 1 de Maio de 1906, que será marcada por violentos confrontos com a polícia. De manhã, em Paris foi colocada sob cerco: armas militares e policiais em cada esquina, alta concentração de policiais cavalos fora do trabalho de intercâmbio, place de la République. Próximo do quartel mesmo sido convertido em "prisão" temporário ...
Os vários sindicatos apelou aos seus membros em várias partes da capital. A reunião está prevista a troca, mas como toda a gente não consegue penetrar, uma manifestação de rua como a polícia tenta dispersar: existem cargas brutales, centenas de detenções. No balanço, à noite, há duas mortes. E vai demorar 23 horas para as ruas de Paris encontrar o seu aspecto habitual. Mas a violência vai continuar por vários dias ainda. Rescisão padrões mais de dois mil trabalhadores culpado de ter deixado os seus trabalhos em 1 mai!